Encyclopédie du couvre-chef
Encyclopédie du couvre-chef L’homme et sa tête
Auteurs :
Eliane Bolomier
Jean Dumonthier
Jean Pierre Gaudin
Pierre Morel
Préface :
Amélie Nothomb 400 pages Publié avec le soutien de la Région Rhône-Alpes
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Encyclopédie du couvre-chef L’homme et sa tête
Auteurs :
Eliane Bolomier
Jean Dumonthier
Jean Pierre Gaudin
Pierre Morel
Préface :
Amélie Nothomb 400 pages Publié avec le soutien de la Région Rhône-Alpes
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Encyclopédie du couvre-chef
L’homme et sa tête
Bien que le couvre-chef se retrouve sous de multiples formes dans la plupart des civilisations anciennes et contemporaines, il n'existe pas encore d'ouvrage complet traitant de tous ses aspects. Seuls quelques chapitres épars, et plus ou moins bien illustrés, dans les livres concernant la mode ou le costume traitent partiellement du sujet.
Le couvre-chef n'est qu'un élément du costume. Son évolution est totalement liée à celle de l'ensemble dont il fait partie, il en est très souvent la pièce la plus représentative. Son rôle est prépondérant dans le costume dit d'uniforme, dont il est souvent le seul vestige, jugé digne d'être conservé. Au Moyen-Age, on a toujours la tête couverte, même à l'intérieur, d'un bonnet sous le chapeau. Toutes les civilisations, toutes les sociétés ont complété la variété des couvre-chefs, dans un cadre militaire ou festif, selon les matières dont elles disposaient.
Il ne semble pas arbitraire de réunir, dans un volume de caractère encyclopédique, les défenses de tête des hommes d'armes du Moyen-Age, les coiffes régionales, les coiffures d'uniforme et les créations de la mode masculine et féminine à l'échelle planétaire. L'intérêt qu'elles peuvent susciter s'attache à la connaissance et à la conservation du patrimoine vestimentaire mondial. Le couvre-chef est un objet ethnologique privilégié. Et les techniques de la chapellerie ne sont pas étrangères au sujet.
Nous n'avons donc pas pensé que notre ouvrage serait sans chemins, mais qu'il pouvait en avoir beaucoup, où il ne serait pas sans attrait de voyager, dans le temps comme dans l'espace ou pour nourrir la création contemporaine.
L'attention - et la création - s'épuise quand elle manque de curiosité !
Eliane bolomier
Eliane Bolomier, née à Lyon, ethnologue de formation, est à l’origine, en 1983, de la création du musée du chapeau à Chazelles-sur-Lyon (Loire) et du club Chapeau Passion avec Jean Dumonthier, en 1986. Conservatrice depuis 1985, elle gère et anime, avec une équipe, cet atelier-musée devenu progressivement un lieu de référence pour les professionnels et un outil de développement territorial, notamment en se tournant résolument vers la conservation, la transmission et la valorisation des savoir-faire, en mettant en place un atelier de production intégré et un centre de formation mode-chapellerie. Eliane Bolomier a publié trois ouvrages : «La
chapellerie à Chazelles-sur-Lyon - Approche technique et historique», «Cent ans de chapeaux, 1870-1970», et «Le chapeau, grand art et savoir-faire».
Jean Dumonthier
Ni familialement, ni génétiquement, rien ne prédisposait Jean Dumonthier à se passionner pour le couvre-chef, sinon son amour de se coiffer d'un chapeau , dès son plus jeune âge. Puis vint le hobby du collectionneur s'ajoutant à celui de porteur de chapeau. Le hasard aidant, une rencontre fortuite avec Éliane Bolomier, conservatrice du musée du chapeau l'incita à fonder avec cette dernière le Club des “Collectionneurs de chapeaux.” Club qui s'élargissant aux créateurs et à tous les amoureux du couvre-chef prit le nom redoutable de club “Chapeau Passion”. Émerveillé par la richesse imaginative de la coiffe ethnique, Jean Dumonthier s'est spécialisé dans la recherche de ce type de couvre-chef, ce qui lui permet, même de son fauteuil parisien, de voyager dans les coins les plus secrets de notre planète. Et il s'étonne toujours, à ses quelques quatre fois vingt années, de l'imagination et de l'habileté créatrice apportées à la fabrication du chapeau qu'il considère comme un art.
Jean Pierre Gaudin
Né à Paris en 1940, d’un père suisse et d’une mère bordelaise, professeur d’anglais et de français langue étrangère, Jean Pierre Gaudin a séjourné et travaillé un an et demi au Royaume-Uni, quatre ans à l’Alliance Française de Bangkok en Thaïlande et huit ans à El Asnam et Tizi Ouzou en Algérie. Globe-trotter, il a sillonné soixante-huit pays du monde. Il y a glané de précieux renseignements sur les couvre-chefs qu’il collectionne. Il est vice-président du Club Chapeau Passion et réside à Lyon.
Pierre Morel
Pierre Morel, né en 1924, est docteur-vétérinaire. Il ne faut pas chercher son intérêt pour le couvre-chef dans sa carrière professionnelle, mais dans le cas très particulier de l’étude de la coiffure militaire qu’il collectionne depuis quarante ans. Après avoir reconnu l’intérêt des coiffures civiles officielles et de fonction, négligées par les collectionneurs et les musées, son adhésion au club Chapeau Passion dès ses origines a contribué à élargir son désir de connaître le couvre-chef dans son extrême diversité.
Avant-propos
Les “mots piège” du couvre-chef
Si, pour le titre de cette Encyclopédie, le terme un peu vieilli de “couvre-chef” a été choisi plutôt que celui de “coiffure” ou “chapeau”, c’est parce qu’il désigne sans ambiguïté tout ce qui couvre le chef, c’est-à-dire la tête.
Le mot coiffure est plus difficile à… démêler ! Car il désigne soit la chevelure toute entière, soit le couvre-chef lui-même, dans certaines ethnies africaines, ou encore l’ensemble des deux.
Le mot chapeau, plus courant dans la langue populaire, peut sembler l’équivalent du couvre-chef. Mais en réalité, pour les professionnels, le chapeau est un couvre-chef avec bords. Sont donc exclus de cette définition bonnet, coiffe, couronne, bandeau, béret…
Plus délicate est la distinction entre “bonnet” et “coiffe”. Il est à noter que l’on désigne les couvre-chefs ethniques d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie par les termes de coiffe ou de bonnet, quelle qu’en soit la forme.
Et sera plus subtile encore la différence de signification pour les bonnets, coiffes ou calottes, selon qu’ils sont considérés comme couvre-chef ou partie de ce dernier. On va bien jusqu’à dire “le bonnet d’une coiffe”, et pourquoi pas “la coiffe d’un bonnet” ?
Au capéophile* donc de bien distinguer, à la lecture des définitions de cette Encyclopédie, le véritable sens du “mot piège” et de ne pas tomber dedans.
Dans cette Encyclopédie du couvre-chef, les termes retenus et définis sont classés par ordre alphabétique. Suit un index où tous ces mots sont listés par genre et par origine géographique. Le lecteur pourra ainsi retrouver par famille tous les vocables concernant tel ou tel type de couvre-chef, les termes techniques, les personnalités de la profession, les célébrités, et la localisation des couvre-chefs dans le monde.
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